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Arrietty, le petit monde des chapardeurs

Arrietty, le petit monde des chapardeurs

借りぐらしのアリエッティ

1h342010France, Japan, United States of America
FantastiqueAnimationFamilial

La note d'âge vous semble-t-elle juste pour ce film ?

Analyse parentale détaillée

Arrietty, le petit monde des chapardeurs est un film d'animation contemplatif et poétique, à l'atmosphère douce mais traversée de moments de tension réelle. L'intrigue suit une minuscule adolescente vivant cachée sous les planchers d'une maison, dont l'existence est bouleversée par la rencontre avec un jeune garçon humain. Produit par le Studio Ghibli, le film s'adresse avant tout aux enfants à partir de 7 ans et aux familles, même si son rythme lent et ses thèmes de mortalité et d'exil le rendent plus pleinement accessibles à partir de 8 ou 9 ans.

Violence

La violence n'est pas graphique, mais elle est concrète et peut saisir les plus jeunes. Un chat pourchasse Arrietty avec une agressivité marquée, grondant et se jetant contre les obstacles. Un corbeau s'écrase contre une fenêtre et perce l'écran de sa tête, se débattant violemment. La gouvernante capture la mère d'Arrietty et l'emprisonne dans un bocal en verre, scène qui concentre une bonne dose d'angoisse. Des insectes de grande taille représentent également des menaces physiques. Ces séquences restent courtes et toujours au service du récit, sans jamais verser dans le gore, mais elles suffisent à provoquer une franche inquiétude chez un enfant sensible ou très jeune.

Sujets de société

Le film traite avec une réelle subtilité du thème de la survie d'une minorité invisible au sein d'un monde qui l'ignore ou cherche à l'éliminer. La famille de chapardeurs vit dans une clandestinité totale, contrainte de fuir son foyer quand elle est découverte. Cette mécanique d'expulsion et d'errance forcée résonne comme une métaphore sobre de la fragilité de toute communauté marginalisée. La coexistence entre êtres radicalement différents est au cœur du propos, posée sans naïveté : elle est possible entre individus bienveillants, mais rendue impossible par la peur et l'hostilité institutionnelle que représente la gouvernante.

Valeurs structurelles

Le film valorise la discrétion, l'humilité et l'acceptation des limites de sa condition sans jamais les présenter comme une résignation. Arrietty gagne en courage non par désir de gloire mais par nécessité et par attachement à ceux qu'elle aime. L'amitié avec Shô, le garçon humain atteint d'une maladie cardiaque grave, introduit une réflexion sobre sur le rapport à la vie et à la mort : il apprend à ne plus fuir l'espoir, elle apprend à s'ouvrir à l'autre. Le film ne prêche jamais ; il laisse ces tensions exister sans les résoudre artificiellement.

Représentations parentales et familiales

Les parents d'Arrietty sont des figures protectrices, aimantes et compétentes, au cœur du quotidien familial. Le père est prudent et courageux, la mère plus craintive mais dévouée. Leur relation à leur fille est tendre sans être fusionnelle, et ils lui font confiance progressivement. Il n'y a aucune figure parentale absente ou dysfonctionnelle dans ce film, ce qui est un ancrage rassurant pour les jeunes spectateurs.

Qualités

Le film est d'une qualité visuelle exceptionnelle dans sa représentation du monde miniature : chaque recoin de maison devient un paysage, chaque goutte d'eau un obstacle épique, sans que cela soit jamais appuyé ou démonstratif. La musique celtique de Cécile Corbel crée une atmosphère immédiatement singulière, à la fois mélancolique et vivante. Ce qui frappe surtout, c'est la sobriété émotionnelle du récit : la maladie de Shô est traitée avec une dignité rare dans le cinéma d'animation destiné à la jeunesse, sans sentimentalisme facile. La fin, bittersweet, ne cherche pas à tout résoudre, ce qui en fait un film précieux pour engager une conversation sur la séparation, la perte et la résilience.

Pour quel âge / À discuter

Le film est adapté à partir de 7 ans, mais sera pleinement apprécié, sans risque de détresse prolongée, à partir de 8 ou 9 ans pour les enfants sensibles. Deux angles méritent d'être discutés après le visionnage : pourquoi la gouvernante a-t-elle si peur des chapardeurs alors qu'ils ne lui font aucun mal, et qu'est-ce que cela dit de notre réaction face à ce qu'on ne comprend pas ; et comment Shô et Arrietty s'apportent mutuellement quelque chose que l'autre n'aurait pas trouvé seul.

Synopsis

Dans la banlieue de Tokyo, sous le plancher d’une vieille maison perdue au cœur d’un immense jardin, la minuscule Arrietty vit en secret avec sa famille. Ce sont des Chapardeurs. Arrietty connaît les règles : on n’emprunte que ce dont on a besoin, en tellement petite quantité que les habitants de la maison ne s’en aperçoivent pas. Plus important encore, on se méfie du chat, des rats, et interdiction absolue d’être vus par les humains sous peine d’être obligés de déménager et de perdre cet univers miniature fascinant fait d’objets détournés. Arrietty sait tout cela. Pourtant, lorsqu’un jeune garçon, Sho, arrive à la maison pour se reposer avant une grave opération, elle sent que tout sera différent. Entre la jeune fille et celui qu’elle voit comme un géant, commence une aventure et une amitié que personne ne pourra oublier…

À propos de l’œuvre

Format
Long-métrage
Année
2010
Durée
1h34
Pays
France, Japan, United States of America
Langue originale
JA
Studios
Studio Ghibli, Hakuhodo DY Media Partners, Mitsubishi Shoji, dentsu, TOHO, Nippon Television Network Corporation, Wild Bunch, The Walt Disney Company (Japan)

Baromètre de contenu

  • Violence
    2/5
    Modérée
  • Peur
    3/5
    Tension notable
  • Sexualité
    0/5
    Aucune
  • Langage
    0/5
    Aucun
  • Complexité narrative
    1/5
    Accessible
  • Thèmes adultes
    0/5
    Absents

Points de vigilance

Valeurs transmises