


Le Tombeau des lucioles
火垂るの墓


Le Tombeau des lucioles
火垂るの墓
Votre aide affine la fiche
Vos retours signalent les fiches à revoir et nous aident à garder un verdict pertinent.
La note d'âge vous semble-t-elle juste pour ce film ?
Les fiches signalées sont réévaluées manuellement par notre équipe.
Points de vigilance
Baromètre de contenu
Violence
4/5
Forte
Peur
5/5
Très intense
Sexualité
0/5
Aucune
Langage
1/5
Léger
Complexité narrative
2/5
Modérée
Thèmes adultes
0/5
Absents
Analyse parentale détaillée
Analyse parentale détaillée
ⓘ- Violence
- Sujets de société
- Représentations parentales et familiales
- Valeurs structurelles
- Langage
Le Tombeau des lucioles est un film d'animation au ton profondément sombre et douloureux, sans équivalent dans sa capacité à dépeindre la souffrance des civils en temps de guerre. L'histoire suit deux enfants japonais, un adolescent et sa petite sœur de quatre ans, qui tentent de survivre seuls dans le Japon de 1945 ravagé par les bombardements américains. Le film s'adresse à un public adulte ou grand adolescent, et n'a rien d'une œuvre destinée aux enfants malgré son format animé.
Violence
La violence de guerre est montrée sans filtre ni esthétisation complaisante. Les bombardements incendiaires sont représentés avec une précision visuelle brutale : corps calcinés, cadavres empilés, destructions massives. La mort de la mère des enfants est présentée avec des détails physiques intenses, incluant des plaies en décomposition avec mouches et asticots visibles. Un adolescent qui vole de la nourriture est frappé et blessé par un paysan, sans que la scène soit édulcorée. Cette violence n'est jamais gratuite : elle sert un propos antimilitariste rigoureux et donne à voir le coût humain réel de la guerre sur les plus vulnérables. Mais son intensité est réelle et durable, et elle peut provoquer un choc émotionnel profond chez un spectateur non préparé.
Sujets de société
La guerre est le sujet central et absolu du film, traité non pas comme aventure ou héroïsme mais comme catastrophe humanitaire vécue de l'intérieur par des enfants. Le film documente avec précision les conséquences des bombardements alliés sur la population civile japonaise, la désintégration du tissu social, la famine et l'indifférence institutionnelle. Ce regard est rare et précieux : il ne glorifie aucun camp, ne propose aucune rédemption nationale, et refuse tout discours consolateur. C'est un matériau pédagogique puissant sur ce que la guerre fait aux invisibles, à condition que le spectateur soit en mesure de le recevoir.
Représentations parentales et familiales
Les figures adultes sont presque systématiquement défaillantes ou absentes. La mère meurt dès le début. Le père, officier de marine, est absent et mourra probablement en mer sans que le film le confirme explicitement. La tante qui recueille les enfants se révèle progressivement égoïste et indifférente à leur survie, réduisant leurs rations et les poussant dehors. Le médecin consulté pour la petite fille malade se montre froid et expéditif. Cette galerie d'adultes défaillants n'est pas un accident narratif : elle illustre comment les structures sociales et familiales s'effondrent sous la pression de la guerre et de la pénurie. C'est un angle de discussion important à préparer avec un adolescent, pour éviter une lecture trop univoque de ces personnages comme simples méchants.
Valeurs structurelles
L'amour fraternel inconditionnel est la valeur centrale du récit : le frère aîné consacre toute son énergie, toutes ses ressources et finalement sa vie à protéger sa petite sœur. Cette dévotion est représentée avec une sincérité totale, sans idéalisation. En contrepoint, le film interroge la tension entre survie individuelle et solidarité collective : le choix du frère de s'isoler avec sa sœur plutôt que de s'intégrer à une communauté, même hostile, contribue à leur perte. Ce n'est pas un jugement moral du film sur ce choix, mais une réalité narrative que le film laisse ouverte et qui mérite d'être discutée.
Langage
Le langage cru est présent dans la version anglaise doublée, avec quelques occurrences de termes vulgaires courants. La version originale japonaise sous-titrée est nettement plus sobre à cet égard. Ce point est mineur au regard de l'ensemble du film, mais mérite d'être signalé pour les parents sensibles à ce critère.
Qualités
Le Tombeau des lucioles est une œuvre d'une puissance émotionnelle et narrative exceptionnelle, unanimement reconnue comme l'un des films d'animation les plus importants jamais réalisés. Son refus de tout manichéisme, de tout happy end et de toute consolation facile en fait un témoignage artistique sur la guerre d'une honnêteté rare. La relation entre les deux enfants est écrite et animée avec une finesse psychologique qui dépasse largement les conventions du genre. Le film a une valeur pédagogique réelle sur l'histoire de la Seconde Guerre mondiale vue du côté des victimes civiles japonaises, un angle peu représenté dans la culture populaire occidentale. Il développe aussi une intelligence émotionnelle remarquable sur le deuil, la solitude et la dignité humaine face à l'abandon.
Pour quel âge / À discuter
Le film est déconseillé avant 12 ans de manière absolue, et un visionnage serein se situe plutôt autour de 14 à 16 ans, selon la maturité émotionnelle de l'adolescent. Deux angles de discussion s'imposent après le visionnage : pourquoi les adultes du film échouent-ils à protéger ces enfants, et qu'est-ce que cela dit de ce que la guerre fait aux liens humains ? Et dans quelle mesure le choix du frère de s'isoler plutôt que de composer avec une communauté hostile a-t-il contribué à la tragédie ?
Synopsis
Japon, été 1945. Après le bombardement de Kobé, Seita, un adolescent de quatorze ans et sa petite sœur de quatre ans, Setsuko, orphelins, vont s’installer chez leur tante à quelques dizaines de kilomètres de chez eux. Celle‐ci leur fait comprendre qu’ils sont une gêne pour la famille et doivent mériter leur riz quotidien. Seita décide de partir avec sa petite sœur. Ils se réfugient dans un bunker désaffecté en pleine campagne et vivent des jours heureux illuminés par la présence de milliers de lucioles. Mais bientôt la nourriture commence cruellement à manquer.
Disponibilité
Disponibilités vérifiées le 04 mai 2026
À propos de l’œuvre
- Format
- Long-métrage
- Année
- 1988
- Durée
- 1h28
- Pays
- Japan
- Langue originale
- JA
- Réalisation
- Isao Takahata
- Casting principal
- Tsutomu Tatsumi, Ayano Shiraishi, Yoshiko Shinohara, Akemi Yamaguchi, Masayo Sakai, Kozo Hashida, Kazumi Nozaki, Yoshio Matsuoka, Masahiro Kanetake, Kiyoshi Yanagawa
- Studios
- Studio Ghibli
Baromètre de contenu
Violence
4/5
Forte
Peur
5/5
Très intense
Sexualité
0/5
Aucune
Langage
1/5
Léger
Complexité narrative
2/5
Modérée
Thèmes adultes
0/5
Absents
Analyse parentale détaillée
Analyse parentale détaillée
ⓘ- Violence
- Sujets de société
- Représentations parentales et familiales
- Valeurs structurelles
- Langage
Le Tombeau des lucioles est un film d'animation au ton profondément sombre et douloureux, sans équivalent dans sa capacité à dépeindre la souffrance des civils en temps de guerre. L'histoire suit deux enfants japonais, un adolescent et sa petite sœur de quatre ans, qui tentent de survivre seuls dans le Japon de 1945 ravagé par les bombardements américains. Le film s'adresse à un public adulte ou grand adolescent, et n'a rien d'une œuvre destinée aux enfants malgré son format animé.
Violence
La violence de guerre est montrée sans filtre ni esthétisation complaisante. Les bombardements incendiaires sont représentés avec une précision visuelle brutale : corps calcinés, cadavres empilés, destructions massives. La mort de la mère des enfants est présentée avec des détails physiques intenses, incluant des plaies en décomposition avec mouches et asticots visibles. Un adolescent qui vole de la nourriture est frappé et blessé par un paysan, sans que la scène soit édulcorée. Cette violence n'est jamais gratuite : elle sert un propos antimilitariste rigoureux et donne à voir le coût humain réel de la guerre sur les plus vulnérables. Mais son intensité est réelle et durable, et elle peut provoquer un choc émotionnel profond chez un spectateur non préparé.
Sujets de société
La guerre est le sujet central et absolu du film, traité non pas comme aventure ou héroïsme mais comme catastrophe humanitaire vécue de l'intérieur par des enfants. Le film documente avec précision les conséquences des bombardements alliés sur la population civile japonaise, la désintégration du tissu social, la famine et l'indifférence institutionnelle. Ce regard est rare et précieux : il ne glorifie aucun camp, ne propose aucune rédemption nationale, et refuse tout discours consolateur. C'est un matériau pédagogique puissant sur ce que la guerre fait aux invisibles, à condition que le spectateur soit en mesure de le recevoir.
Représentations parentales et familiales
Les figures adultes sont presque systématiquement défaillantes ou absentes. La mère meurt dès le début. Le père, officier de marine, est absent et mourra probablement en mer sans que le film le confirme explicitement. La tante qui recueille les enfants se révèle progressivement égoïste et indifférente à leur survie, réduisant leurs rations et les poussant dehors. Le médecin consulté pour la petite fille malade se montre froid et expéditif. Cette galerie d'adultes défaillants n'est pas un accident narratif : elle illustre comment les structures sociales et familiales s'effondrent sous la pression de la guerre et de la pénurie. C'est un angle de discussion important à préparer avec un adolescent, pour éviter une lecture trop univoque de ces personnages comme simples méchants.
Valeurs structurelles
L'amour fraternel inconditionnel est la valeur centrale du récit : le frère aîné consacre toute son énergie, toutes ses ressources et finalement sa vie à protéger sa petite sœur. Cette dévotion est représentée avec une sincérité totale, sans idéalisation. En contrepoint, le film interroge la tension entre survie individuelle et solidarité collective : le choix du frère de s'isoler avec sa sœur plutôt que de s'intégrer à une communauté, même hostile, contribue à leur perte. Ce n'est pas un jugement moral du film sur ce choix, mais une réalité narrative que le film laisse ouverte et qui mérite d'être discutée.
Langage
Le langage cru est présent dans la version anglaise doublée, avec quelques occurrences de termes vulgaires courants. La version originale japonaise sous-titrée est nettement plus sobre à cet égard. Ce point est mineur au regard de l'ensemble du film, mais mérite d'être signalé pour les parents sensibles à ce critère.
Qualités
Le Tombeau des lucioles est une œuvre d'une puissance émotionnelle et narrative exceptionnelle, unanimement reconnue comme l'un des films d'animation les plus importants jamais réalisés. Son refus de tout manichéisme, de tout happy end et de toute consolation facile en fait un témoignage artistique sur la guerre d'une honnêteté rare. La relation entre les deux enfants est écrite et animée avec une finesse psychologique qui dépasse largement les conventions du genre. Le film a une valeur pédagogique réelle sur l'histoire de la Seconde Guerre mondiale vue du côté des victimes civiles japonaises, un angle peu représenté dans la culture populaire occidentale. Il développe aussi une intelligence émotionnelle remarquable sur le deuil, la solitude et la dignité humaine face à l'abandon.
Pour quel âge / À discuter
Le film est déconseillé avant 12 ans de manière absolue, et un visionnage serein se situe plutôt autour de 14 à 16 ans, selon la maturité émotionnelle de l'adolescent. Deux angles de discussion s'imposent après le visionnage : pourquoi les adultes du film échouent-ils à protéger ces enfants, et qu'est-ce que cela dit de ce que la guerre fait aux liens humains ? Et dans quelle mesure le choix du frère de s'isoler plutôt que de composer avec une communauté hostile a-t-il contribué à la tragédie ?
Synopsis
Japon, été 1945. Après le bombardement de Kobé, Seita, un adolescent de quatorze ans et sa petite sœur de quatre ans, Setsuko, orphelins, vont s’installer chez leur tante à quelques dizaines de kilomètres de chez eux. Celle‐ci leur fait comprendre qu’ils sont une gêne pour la famille et doivent mériter leur riz quotidien. Seita décide de partir avec sa petite sœur. Ils se réfugient dans un bunker désaffecté en pleine campagne et vivent des jours heureux illuminés par la présence de milliers de lucioles. Mais bientôt la nourriture commence cruellement à manquer.
Votre aide affine la fiche
Vos retours signalent les fiches à revoir et nous aident à garder un verdict pertinent.
La note d'âge vous semble-t-elle juste pour ce film ?
Les fiches signalées sont réévaluées manuellement par notre équipe.
Valeurs transmises