


Fievel et le nouveau monde
An American Tail
La note d'âge vous semble-t-elle juste pour ce film ?
Analyse parentale détaillée
Fievel et le nouveau monde est un film d'animation à l'ambiance contrastée, mêlant moments d'aventure légère et séquences émotionnellement éprouvantes. Un jeune souriceau immigré perd sa famille à son arrivée en Amérique et doit survivre seul dans un pays inconnu pour les retrouver. Le film vise les jeunes enfants, mais son traitement de la séparation familiale, de la misère et de l'oppression lui confère une profondeur qui peut surprendre les parents comme les enfants.
Sujets de société
L'immigration de la fin du XIXe siècle est le cœur du film, traité avec une honnêteté rare pour un dessin animé destiné aux enfants. Le récit ne se contente pas de célébrer le rêve américain : il en montre les failles, la désillusion et la dureté de la réalité pour les familles pauvres qui arrivent sans ressources. Le travail forcé des enfants dans un atelier de misère, la violence des Cosaques qui brûlent le village au début du film, et la précarité des quartiers d'immigrants sont représentés sans édulcoration excessive. Ces éléments font du film un point d'entrée solide pour parler d'histoire sociale avec un enfant, à condition que le parent soit prêt à accompagner la conversation.
Violence
La violence est présente dès les premières minutes avec l'attaque et l'incendie du village par les Cosaques, scène brève mais visuellement intense. Tout au long du film, les chats représentent une menace réelle et répétée pour les souris, et les paroles de certaines chansons évoquent explicitement la mort. Fievel est exposé à plusieurs périls physiques sérieux : noyade lors de la tempête, incendie au port, risque d'écrasement par un train. La violence reste narrative et fonctionnelle, jamais gratuite ni gore, mais son accumulation peut peser sur les enfants les plus sensibles. La résolution finale, qui voit les chats chassés par un engin mécanique et précipités à la mer, offre une catharsis claire sans complaisance.
Représentations parentales et familiales
La famille Mousekewitz est représentée comme un foyer aimant, chaleureux et soudé, ce qui rend la séparation d'autant plus douloureuse à regarder. Le père est une figure de tendresse et de transmission culturelle, la mère une présence protectrice. L'absence de Fievel plonge ses parents dans un deuil sincère, et la scène de funérailles où la famille le croit mort est l'une des plus émotionnellement lourdes du film. Cette représentation parentale positive renforce l'impact de la séparation plutôt qu'elle ne le minimise.
Valeurs structurelles
Le film valorise la persévérance, la solidarité et l'espoir face à l'adversité, sans jamais tomber dans la naïveté. La victoire finale est collective : les souris s'organisent, construisent ensemble et surmontent leur oppression par l'ingéniosité et l'union. L'individualisme n'est pas glorifié ; c'est au contraire l'entraide entre personnages de milieux différents qui permet le dénouement. Le film transmet aussi implicitement l'idée que les promesses d'un pays ou d'un système ne se vérifient qu'à l'épreuve du réel, ce qui est un message d'une maturité inhabituelle pour le genre.
Substances
Un personnage adulte boit de manière excessive lors d'une veillée funèbre, et Fievel avale par mégarde du vin pétillant, ce qui provoque un hoquet comique. Des personnages fument le cigare dans quelques scènes. Ces éléments sont anecdotiques et non valorisés, mais ils sont présents et visibles.
Qualités
Le film tient une ligne narrative exigeante pour son public cible : il ne résout pas les tensions trop vite, laisse l'enfant vivre l'angoisse de la séparation sur la durée, et ne ment pas sur la dureté du monde des immigrants. La chanson centrale, devenue un classique, illustre avec une économie de moyens remarquable le thème de l'espoir partagé à distance. Le récit introduit des notions historiques concrètes, notamment l'exploitation ouvrière et la persécution des minorités en Europe de l'Est, sans jamais alourdir le propos d'un discours didactique. L'intelligence émotionnelle du film réside dans sa capacité à maintenir une tension réelle tout en offrant à l'enfant des repères moraux clairs et une résolution satisfaisante.
Pour quel âge / À discuter
Le film est adapté à partir de 6 ans pour les enfants solides émotionnellement, mais 7 à 8 ans constitue l'âge auquel le visionnage est serein sans accompagnement particulier. Deux angles de discussion valent la peine d'être ouverts après le film : pourquoi les familles quittaient-elles leur pays à cette époque et qu'espéraient-elles trouver, et qu'est-ce que cela signifie de travailler ensemble plutôt que chacun pour soi pour résoudre un problème.
Synopsis
En Russie, en 1885, les souris sont de plus en plus menacées par les chats. Fievel et sa famille décident alors d’émigrer aux États‐Unis où on dit que les rues sont pavées de fromage et qu’il n’y a aucun chat. Après de multiples aventures, Fievel arrive dans la grande métropole et découvre que la vérité est toute autre.
Disponibilité
Disponibilités vérifiées le 28 avr. 2026
À propos de l’œuvre
- Format
- Long-métrage
- Année
- 1986
- Durée
- 1h17
- Pays
- United States of America
- Langue originale
- EN
- Réalisation
- Don Bluth
- Casting principal
- Phillip Glasser, Erica Yohn, Nehemiah Persoff, Amy Green, Christopher Plummer, John Finnegan, Will Ryan, Hal Smith, Pat Musick, Cathianne Blore
- Studios
- Amblin Entertainment, Universal Pictures, Don Bluth Entertainment
Baromètre de contenu
- Violence3/5Notable
- Peur4/5Intense
- Sexualité0/5Aucune
- Langage0/5Aucun
- Complexité narrative2/5Modérée
- Thèmes adultes1/5Légers
Valeurs transmises
- Courage
- Persévérance
- amitié
- famille
- solidarité